Publié par : Sans Compromis | novembre 6, 2010

Rennes-Chantepie : Le siège de « Ouestorchon » bloqué durant trois heures – nuit du 5 au 6 novembre

Bloqué par des militants d’extrême-gauche, Ouest-France livré sous protection de la police.

150 militants d’extrême-gauche ont bloqué le siège d’Ouest-France de 23 h à 2 h du matin cette nuit à Chantepie. Avec du retard, les camions de livraison du journal ont pu sortir du site sous protection policière.

Le face à face a débuté vers 23 h. Il s’est terminé vers 2 h 20. Dans la nuit de vendredi à samedi, 150 militants d’extrême-gauche ont bloqué le siège d’Ouest-France situé à Rennes-Chantepie. Ils ont empêché le départ des camions de livraison du quotidien pendant trois heures.

Les militants, se revendiquant « de l’assemblée interprofessionnelle de la maison de la grève à Rennes », souhaitaient protester contre la couverture du mouvement des retraites effectuée par Ouest-France. « On réclame plus de considération de la part du journal dans ses articles sur le conflit social », a expliqué Corentin, un jeune homme d’une petite trentaine d’années. « Que ce soit dans les éditoriaux ou les papiers des pages locales, Ouest-France se fait le relais des arguments du sarkozysme. » Devant l’un des deux barrages érigés, les bloqueurs distribuaient des photocopies d’un article paru sur le site internet du Syndicat national des journalistes (SNJ). Dans ce papier intitulé « Enrayer le déclin éditorial », le syndicat de journalistes déplore les choix éditoriaux du journal pendant le mouvement social contre la réforme des retraites. Plus largement, ces jeunes souvent militants des syndicats : Solidaires, Sud, SLB ou encore Chômeurs et précaires reprochent aux médias en général d’être « des entreprises capitalistes tirant profit de l’information ».

Pour exprimer leur mécontentement, les militants avaient érigé des barricades composées de troncs d’arbres, poubelles et palettes devant les entrées principales du siège du quotidien, rue du Breuil et rue de Châteaugiron.  Ils ont également mis le feu à des poubelles.

Deux interpellations

Pendant deux heures, des discussions se sont déroulées entre les meneurs du mouvement et Michel Boucher, directeur général délégué, et Philippe Boissonnat, directeur départemental d’Ille-et-Vilaine. Aucun commentaire officiel n’a été fait de leur part. Néanmoins, les responsables du journal se sont étonnés de ce mouvement revendiquant « la liberté de la presse mais empêchant Ouest-France de l’exercer ».

Finalement, sous protection d’une trentaine de policiers en tenue de maintien de l’ordre, les camions de livraison ont pu s’extraire du site à 2 h du matin, par une entrée non bloquée. Dans la foulée, les forces de l’ordre ont fait évacuer les bloqueurs. Deux interpellations ont été opérées pour « attroupement ».

Le quotidien régional sera donc présent dans les kiosques ce samedi matin. Pour rattraper le retard pris dans la livraison, le groupe de presse a fait partir d’avantage de camions. Quelques dégradations ont pu être constatées dans l’enceinte du journal, notamment des grillages arrachés. A l’heure où nous écrivons ces lignes, le coût induit par ce blocage n’est pas connu.

Cette opération des militants d’extrême gauche intervient dans un contexte de tension avec la presse. Mercredi, la station de France Bleu Armorique a été la cible de ces derniers.

http://www.rennes.lemensuel.com/actualite/article/2010/11/06/bloque-par-des-militants-dextreme-gauche-ouest-france-livre-sous-protection-de-la-police-7266.html


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