Publié par : xxx | novembre 5, 2010

Ce que vote une poignée de députés et de sénateurs peut être brisé par des millions de travailleurs !

Tract de l’Initiative Communiste-Ouvrière et de l’Union Pour le Communisme,  5 novembre :

Ce que vote une poignée de députés et de sénateurs
peut être brisé par des millions de travailleurs !

Affiche "électorale" de la Ligue Spartakiste (futur Parti Communiste d'Allemagne)

Avec l’adoption de la loi par le sénat puis le parlement, certains considèrent que cela ne servirait plus à rien de se battre. Ainsi une poignée de députés et de sénateurs seraient plus forts que des millions de travailleurs ?

Qu’il s’agisse du président de la république, des députés, des sénateurs ou de tout autre gestionnaires du système capitaliste, ils n’ont, aux yeux des travailleuses et des travailleurs, aucune légitimité. Dans les quartiers populaires, les taux d’abstention battent des records, et une partie de la classe ouvrière n’a même pas le droit de vote sous prétexte de nationalité étrangère. Et surtout, la violente répression qui s’est abattue sur la jeunesse et les travailleurs de France, avec des milliers de lycéens arrêtés, les multiples provocations policières, des travailleurs condamnés à de la prison ferme suite à des jugements en comparution immédiate, des scènes dignes des dictatures avec la présence massive de CRS, de la gendarmerie, du GIPN et d’hélicoptères occupant le centre de Lyon, et la réquisition d’ouvriers grévistes avec des menaces de peines allant jusqu’à cinq ans de prison a montré quel est, derrière les apparences démocratiques de la République, la véritable nature de l’Etat bourgeois : un « groupe de gars armés » assurant la dictature du capital sur la classe ouvrière et sur l’ensemble de la société.

On notera aussi que ces parlementaires, bien décidés à nous faire travailler plus longtemps, ont repoussé à plus tard la réforme de leurs propres régimes de retraites ! Déjà, alors que notre pouvoir d’achat baisse, que nos fins de mois sont de plus en plus difficile, Sarkozy s’était accordé une augmentation de plus de 200% ! Voilà bien toute l’hypocrisie de cette bande de politiciens, fidèles serviteurs du système capitaliste, deux années de travail en plus pour celles et ceux qui s’épuisent et se ruinent la santé sur les chantiers, dans les ateliers et les bureaux, mais pas un trimestre de plus pour ceux qui roupillent à l’assemblée ! Des salaires qui ne permettent même plus de vivre décemment pour celles et ceux qui produisent toutes les richesses, et des augmentations fabuleuses pour le chef de l’Etat ! L’austérité, c’est toujours pour les mêmes, pour les ouvriers, pour les employés, pour les chômeurs, allors que les grands actionnaires et les patrons se partagent des milliards et que les politiciens à leur service bénéficient de privilèges.

Non ! Qu’ils soient sénateurs, députés, présidents, ministres, etc., de droite ou de gauche, tous ces gens-là ne nous représentent pas, nous les travailleuses et les travailleurs, ils gèrent la société capitaliste pour le seul intérêt des bourgeois, veulent nous faire payer la crise de leur système économique et nous envoient leurs forces de répression quand nous relevons la tête !

Et certains politiciens de gauche nous disent que maintenant, la prochaine étape ce serait non plus les grèves et les manifestations, mais les élections de 2012. Attendre les élections de 2012, c’est enterrer nos luttes et nos espoirs. Depuis 1981, les travailleuses et les travailleurs ont fait la cruelle expérience que les élections passent, que les dirigeants et gouvernements changent, mais que la situation reste la même : le chômage de masse, les cures d’austérité, les licenciements et la misère pour des millions de travailleurs, les profits en hausse et des milliards d’euros de cadeaux à une poignée de capitalistes. Que nous importe, à nous, travailleurs, les noms des futurs gestionnaires du capitalisme, de ses crises et des nouvelles privations qu’il va nous imposer. Nous n’avons rien à espérer d’un DSK, de Martine Aubry ou d’un Mélanchon.

La grève des raffineries a montré la puissance de notre classe sociale. Travailleuses et travailleurs, c’est nous qui produisons toutes les richesses, nous sommes des millions, alors que les capitalistes et leurs valets politiciens ne sont qu’une poignée. Dans la lutte, tous ensemble, nous pouvons gagner ! Dans les isoloirs, par contre, nous ne pouvons que perdre.

Qu’importe ce qu’ils votent dans leurs assemblées et n’attendons ni 2012 ni l’arrivée du messie c’est dans la lutte résolue que nous pouvons gagner sur nos revendications et que demain nous pourrons mettre à bas ce système d’exploitation. Face à la logique du capitalisme, ses crises et la misère qu’il engendre, il faut opposer celle de la satisfaction des besoins de toutes et tous, en un mot le socialisme.

Télécharger le tract en PDF : politiciens


Responses

  1. Le discours d’ICO peut séduire plus d’unE révolutionnaire, notamment par leur méfiance vis-à-vis des syndicats, leur refus du salariat et leur critique de l’Etat. Cependant une recherche un peu plus poussée sur leur origines et leurs références théoriques fait s’effondrer pas mal d’illusions.

    ICO émane de cellules européennes (peut-être uniquement françaises? ) du PCOI, le parti communiste-ouvrier iranien, qui se réfère essentiellement au théoricien marxiste iranien Mansoor Hekmat. Dans un texte intitulé Considérations sur la situation iranienne et ces perspectives révolutionnaires, j’avais déjà montré comment ce parti entendait se placer en dirigeant d’une possible révolution en Iran – dont l’hypothèse semblait alors tangible au vu de l’ampleur du mouvement de contestation et des formes qu’il prenait alors. Les thèses pseudo-conseillistes de Hekmat qui servaient d’alibi au projet d’un nouvel Etat qui n’aurait ôté de ses qualités que le terme « capitaliste », étaient alors clairement dénoncé comme une tentative maladroite de maintenir et de dissimuler un pouvoir de classe, au nom des exploitEs. Je mets le texte en lien pour celles et ceux qui souhaiterait se référer aux notes qui explicitent leur point de vue (thèse n°6) : http://juralibertaire.over-blog.com/article-un-pastiche-sur-la-perse-45108345.html

    Que ICO émane d’une telle organisation aux tendances léninistes incitera, j’espère, à la méfiance à son égard.

    • Tout un chacun a droit à la « méfiance », mais il n’y a rien de secret, de camouflé, d’embrouille à ICO. Tous les textes, tous les tracts, toutes les brochures théoriques d’ICO sont public-que-s, nous signons nos contributions individuelles, quand nous animons un blog nous le disons, etc. Je ne connais pas grand monde qui a organisé des paltalks ouvertes à tou-te-s, on peut y participer librement. S’il y avait autant de transparence dans tous les groupes il y aurait moins de raisons de se « méfier », mais ici est-ce de la méfiance ou est-ce du procès d’intention ? Hekmat dissimulait donc d’après szdfoihf des intentions capitalistes d’État derrière un discours contraire ? Ah bon! Quand szdfoihf aura vraiment lu Hekmat au lieu d’extrapoler à l’arrache sur un billet anonyme et aura des reproches précis et concrets à faire, on pourra peut-être en parler sérieusement.


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