Publié par : shifou | novembre 3, 2010

Rennes. Condamnation confirmée d’un cheminot CGT finalement remis en liberté

La cour d’appel de Rennes a confirmé ce mercredi la condamnation à deux mois de prison ferme d’un cheminot CGT pour des incidents lors d’une manifestation contre la réforme des retraites, ordonnant toutefois sa remise en liberté. L’agent SNCF Jérôme Zimmer, âgé de 37 ans, qui devrait être libéré dans les prochaines heures, avait été incarcéré le 24 septembre après avoir été condamné à Saint-Nazaire à deux mois ferme, après des heurts en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites, la veille, dans la ville portuaire.

L’arrêt de la cour d’appel est « un compromis qui assure la paix sociale » mais confirme une « sanction très sévère et totalement disproportionnée » du tribunal de Saint-Nazaire qui ne s’appuie sur rien », a indiqué à l’AFP l’avocat du prévenu Erwann Le Moigne, évoquant une « sanction politique » qui fera l’objet d’un recours en cassation.

« Sanction pénale comme réponse politique » selon la CGT
De son côté, Didier Le Reste, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots, présent aux côtés de quelque 300 manifestants devant le palais de justice, a prévenu qu’une « mobilisation sociale d’ampleur » interviendrait s’il « venait l’idée à la direction de la SNCF de licencier notre camarade Jérôme ».

« Le pouvoir en place utilise la réponse pénale comme réponse politique », a poursuivi Didier Le Reste, constatant que les « salariés qui luttent » sont « facilement assimilés à des délinquants, les organisations syndicales à des associations de malfaiteurs et les dirigeants syndicaux et les élus du personnel à des meneurs ».

« Ce pouvoir n’a rien à envier aux politiques et méthodes naguère usitées par Mme Thatcher au Royaume-Uni et par Ronald Reagan aux USA », a-t-il ajouté.

Condamné pour « violences sur personne dépositaires de l’autorité publique »
La cour d’appel de Rennes avait rejeté mercredi dernier la demande de levée de mandat de dépôt de M. Zimmer et avait mis sa décision en délibéré. Le cheminot, père de deux enfants, a été condamné en référé pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique », à savoir des jets de pierres. Le prévenu a toujours nié les faits, ne reconnaissant que des jets de goupilles de grenades lacrymogènes.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/ille-et-vilaine/rennes-condamnation-confirmee-d-un-cheminot-cgt-finalement-remis-en-liberte-03-11-2010-1103931.php


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