Publié par : shifou | octobre 22, 2010

Grandpuits : les gendarmes dégagent l’accès à la raffinerie

L’accès à la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne), réquisitionnée par le préfet, a été dégagé peu avant 9 heures par des gendarmes mobiles. Un des grévistes réquisitionnés aurait été blessé, a constaté un journaliste du Parisien présent sur place : bousculé dans la cohue, il a été piétiné involontairement par les gendarmes et ses camarades.

L’ambiance était tendue depuis 3h10 environ, où la raffinerie, bloquée par les grévistes depuis plusieurs jours a été réquisitionnée par la préfecture. Les gendarmes se sont postés aux accès pour filtrer les entrées. Un «cordon citoyen» d’environ 80 personnes, habitants du quartier ou militants d’autres corporations, s’est alors formé pour tenter d’empêcher les grévistes réquisitionnés de pénétrer dans la raffinerie.

Cette réquisition intervient à la veille des vacances de Toussaint, et au premier jour des départs en vacances, alors qu’encore un quart des stations services en France est en panne sèche. Le Premier ministre François Fillon tiendra une nouvelle réunion de crise sur la distribution des carburants ce matin à 11 heures, avec les principaux acteurs de la production et de la distribution.

Un piquet de grève d’une cinquantaine de personnes

Avant l’arrivée des gendarmes mobiles, les grévistes avaient décidé d’alléger le piquet de grève, qui comptait dan,s la nuit «une quinzaine de personnes». Vers 5 heures, l’effectif se chiffrait à «une cinquantaine de salariés», selon Franck Manchon, délégué syndical CGT, qui annoncait l’arrivée d’autres grévistes en renfort. Ceux-ci envisageaient vendredi matin de «faire opposition de façon juridique» aux réquisitons, a-t-il prévenu, mais comptaient «utiliser tous les moyens en (leur) possession pour continuer à faire valoir (leur) droit de grève».

Selon Franck Manchon, le préfet de Seine-et-Marne, Michel Guillot, accompagné de ses collaborateurs, «est venu lui-même donner les réquisitions au personnel dans le but d’alimenter les stations service et tous les clients de Total, tout ça sous prétexte d’un code Défense». «Nous ne sommes pas en guerre, martèle le délégué syndical, nous ne sommes pas en état de siège, le code défense ne s’applique pas dans ce cas-là».


Responses

  1. la requisition ne s’applique qu’en tempt de guerre en periode de paix on ne peut l’imposer rien de vital n’est engager les grevistes ayant prevu de laisser l’acces au carburant aux vehicules de secours nous ne sommes pas sous les ordres du marechal petain

  2. je rappelles que 70%des français sont contre la reforme des retraites qu’attende cette majoritee pour descendre dans la rue et ne pas laisser seul les militants defendre leur droit aller un peu de courage et ce sera vite gagné

  3. […] gendarmerie est donc intervenue pour déloger violemment les grévistes de la raffinerie qui ravitaille en carburant la région parisienne. Bilan, trois militants CGT à l’hosto. Le […]


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