Publié par : xxx | octobre 22, 2010

Blocage de la plateforme de tri postal de Mauguio

Midi Libre, 22 octobre :

Impromptue, l’action menée à la plateforme de Mauguio a privé de courrier toute la région

Noël, visage ouvert un peu chiffon à cette heure matinale, lâche dans un soupir : « Le gouvernement avait moyen de céder quelque chose sur la barre des 67 ans. Au lieu de ça, il s’est braqué » et c’est le mouvement social qui se crispe, lâche un autre militant de Solidaires, sous la lune ronde illuminant Fréjorgues.

Depuis 4 h, ils sont campés, à la fraîche, devant la grille et le portail de la plateforme industrielle courrier de La Poste. Une barricade mêlant chariots, plots, palettes et poubelles tient au dehors les véhicules des salariés et dedans des camions de courrier qui ne sera pas livré aux centres de distribution. « Une grande partie du courrier sociétés passe par ici, remarque Emmanuel Dubois, le secrétaire départemental Sud PTT. Qu’il ne soit pas distribué est pénalisant ; face à la surdité du gouvernement, on tape au portefeuille, là où ça fait mal. »

Autour du brasier de palettes, une partie des deux cents militants réunis pour ce blocage d’un site desservant la Lozère, l’Hérault, l’Aude, le Gard réchauffent leurs mains. Les conversations roulent sur la décision du gouvernement de faire accélérer le vote des sénateurs. Entre salariés d’EDF et de France Télécom, cheminots, enseignants, élus du personnel du conseil général ou syndicalistes de System U, le mot circule : « Il y aura entre chaque grand rassemblement – le prochain sera jeudi – des opérations coup-de-poing similaires à celle-ci, dit Bruno Gagne, au nom de la CGT. Et d’enchaîner : Mais notre but, ce matin, était aussi de rencontrer les salariés de la plateforme. Ils sont d’accord sur le mouvement mais se mobiliser lorsqu’on est en situation précaire est difficile. »

De fait, quand l’ancien centre de tri de Prés-d’Arènes entrait dans une grève, « c’était tôt et pour longtemps », observe Emmanuel Dubois, Jérôme Gimbert, agent de la plateforme, syndicaliste CFDT, dénonçant « des conditions de travail déshumanisées ».
Il est 6 h 30. Cinq membres de l’intersyndicale entrent sur le site afin de vérifier que les camions ont été vidés. « On va libérer les chauffeurs », le site attendra lui quatre heures de plus. L’objectif est atteint, « en ouvrant leur boîte aux lettres, les gens verront qu’il y a eu quelque chose. »


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