Publié par : shifou | octobre 19, 2010

Retraites : débrayages chez Unilever sur fond de restructuration

18 octobre

Des salariés d’Unilever France ont participé à des débrayages lundi pour protester à la fois contre la réforme des retraites et contre le projet de fermer l’usine Fralib à Gémenos, (Bouches-du-Rhône), qui emploie 182 salariés à la production des thés Lipton et des infusions Eléphant.


Lundi matin, les deux usines Knorr de Duppigheim (Bas-Rhin) ont débrayé pendant une heure en signe de solidarité avec leurs collègues de Fralib à Gémenos, alors que se déroulait un comité de groupe ce même jour à Paris, selon Léa Vacher (CGT).
Les débrayages ont touché aussi les usine Amora de Dijon (Côte-d’Or) et Maïzena de Ludres (Meurthe-et-Moselle), le site qui fabrique des dentifrices à Compiègne (Oise) et celui qui produit la lessive Sun à Saint-Vulbat (Ain), a précisé Gérard Cazorla, secrétaire du comité d’entreprise.
« Plutôt qu’amener les salariés à Paris, nous leur avons proposé de se disséminer dans les autres usines, à qui il peut arriver la même chose, car Unilever sacrifie tout à la rentabilité à court terme », a indiqué M. Cazorla.
« Ce sont aussi des débrayages contre cette réforme des retraites. (…) Chez Unilever France, deux tiers des 10.000 emplois ont disparu en dix ans, c’est autant de cotisants en moins pour la retraite », a-t-il ajouté.
Un porte-parole du groupe à indiqué l’AFP qu’une partie de ces emplois « disparus » étaient dans des usines revendues et a fait état de « seulement une cinquantaine de débrayages sur 3.200 salariés » lundi.
« Les sites d’Unilever ont fonctionné normalement ce jour, y compris celui de Géménos: 23 personnes ont débrayé dans cette usine, moins de 30 dans celle de l’Est de la France », a-t-il précisé ensuite.
Dans un tract, la CGT affirme que les salaires, cotisations sociales et patronales incluses, représentent 15 cents par boîte de thé à l’usine de Géménos. Cette évaluation n’inclue pas les coûts de marketing, de distribution et d’administration, a déploré un porte-parole du groupe.
Selon la CGT, « l’usine représente une remontée annuelle de dividendes de 60 millions d’euros par an et le groupe veut la délocaliser en Pologne ».
La direction a affirmé à l’AFP qu’après la fermeture « 80% des produits seraient fabriqués en Belgique et 20% à Katowice, en Pologne ».
L’usine de Géménos est « la moins compétitive des quatre » fabriquant le même type de produit, et « nous la fermerions car elle a un problème de perte de parts de marché », a souligné un porte-parole.

http://www.leparisien.fr/marseille-13000/retraites-debrayages-chez-unilever-sur-fond-de-restructuration-18-10-2010-1115184.php


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