Publié par : shifou | octobre 19, 2010

Réforme des retraites : dockers et agents veulent mener la grève à bon port

19 octobre – Les dockers du port de Marseille-Fos seront dans la rue tout à l’heure afin d’obtenir du gouvernement la reconnaissance de la pénibilité et des risques de leur métier. Leur revendication est connue. « Nous voulons pouvoir partir cinq ans avant l’âge légal. Cela vaut pour l’ensemble de la filière manutention », résume Daniel Manca, le secrétaire général des dockers CGT des bassins de Marseille.

Le principe n’effraie pas les entreprises, lesquelles ont entamé, dès la mi-2008, une négociation avec le syndicat dans le cadre de la réforme portuaire. L’objectif étant la mise en oeuvre d’une convention collective de branche dotée d’un volet « pénibilité ». Un décret a même été publié, mais il a été remis en cause par l’actuelle réforme des retraites et l’État qui entend réduire sa participation financière.

Les discussions ont eu le lieu 13 octobre dernier, mais n’ont pas abouti. Elles doivent reprendre ce soir entre la Fédération nationale des ports et docks CGT, l’Union nationale des entreprises de manutention (Unim) et l’Union des ports français.

« Il y en a pour trois jours de travaux. Nous espérons qu’au bout il y aura un accord et que l’activité pourra reprendre sur les terminaux », reprend Daniel Manca. D’autant plus déterminé que les dockers ont pris note de l’assurance, donnée aux marins de la SNCM et de la CMN par Jean-Louis Borloo et Éric Woerth, que l’actuelle réforme des retraites ne remettra pas en cause leur régime particulier.

« La réforme s’appliquera avec cinq ans de décalage. » Les agents portuaires qui travaillent sur les terminaux pétroliers de Fos et de Lavéra seront eux aussi dans le cortège marseillais. Mais le refus de la réforme des retraites se double de celle des ports et plus particulièrement, du refus de la création d’une filiale qui reprendra l’activité hydrocarbures du port de Marseille.

En grève depuis 23 jours ce matin, leur mouvement ne permet plus le déchargement des pétroliers chargés de brut et de produits raffinés, ainsi que des gaziers. Une situation qui maintient 62 navires en attente au large de Fos et de Marseille et a mis les raffineries au régime sec. Les mouvements de grève qui affectent ces dernières dans toute la France, provoquant leur arrêt, sont à l’origine d’une pénurie qui va croissant et menace de se renforcer avec l’entrée en lice des routiers.

À ce jour, sur l’ensemble du territoire,plus d’un millier de stations ont du mal à s’approvisionner ou sont fermées. Ce qui a obligé le gouvernement à mettre en place, hier, une cellule interministérielle de crise. Pour ce qui concerne l’impact du conflit sur le port de Marseille en terme de chiffre d’affaires, celui-ci est évalué à plus de 600 millions d’euros (M€)par le Collectif « Touche pas à mon port ». Dont 550M€ pour le seul secteur de l’industrie chimique, qui ne peut exporter.

De son côté, l’Union maritime et fluviale estime à près de 34 M€ le surcoût lié à l’immobilisation des navires. À cela s’ajouteraient 40M€ de pertes pour les entreprises régionales.

http://www.laprovence.com/article/economie-a-la-une/reforme-des-retraites-dockers-et-agents-veulent-mener-la-greve-a-bon-port

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