Publié par : shifou | octobre 18, 2010

Soutenir les raffineries en lutte !

Les raffineries occupent aujourd’hui un rôle particulier dans la lutte pour défendre les retraites. Bien que l’intersyndicale joue toujours, malgré tout, un rôle dirigeant en fixant le calendrier des journées d’actions, les ouvriers des douze raffineries françaises ont pris une place essentielle. Ils forment aujourd’hui le fer de lance du mouvement. C’est le secteur dont on parle, qui focalise toutes les attentions, dont tout le monde espère qu’il va tenir. Il y a plusieurs raisons à cela. Les ouvriers disposent d’un puissant pouvoir de blocage : un responsable estimait que 30 ouvriers en grève à Marseille avaient le pouvoir de bloquer 40% de la production française, donc de rendre possible la paralysie du pays par rupture des stocks d’essence. C’est la meilleure illustration que l’on puisse donner de la puissance de la classe ouvrière dans le capitalisme, un véritable résumé de l’analyse marxiste du capital.

Tous les travailleurs impliqués dans le mouvement de grève, et mêmes celles et ceux qui ne le peuvent pas, savent qu’il existe des secteurs stratégiques, qui ont la capacité de mettre le gouvernement à genoux, de provoquer des dégâts économiques énormes et de provoquer une crise politique au sommet de l’état. C’est pourquoi, à la base, les appels se multiplient en faveur d’une solidarité organisée avec les grévistes des raffineries. Elle a l’avantage d’être possible, car ils sont peu nombreux à l’échelle nationale, contrairement à des secteurs tout aussi stratégiques, mais très nombreux comme les cheminots ou les routiers.

Bien sûr, il ne faut pas se contenter de ça, faire « grève par délégation », en confiant le mouvement aux seuls ouvriers des raffineries. Pour tenir, ils ont besoin de sentir qu’ils ne sont pas isolés, qu’il y a des grèves partout autour d’eux et qu’ils ne sont pas seuls. Ils l’ont affirmé à plusieurs reprises, et les cheminots aussi. Le premier soutien, c’est donc de faire grève dans sa boite, d’organiser la grève, de mobiliser les collègues. Mais, pour toutes celles et ceux qui n’ont pas de boulot ; qui subissent une telle pression du patron et des chefs qu’ils ne peuvent pas faire grève ; qui bossent dans des boites où personne ne fait grève, où seuls bougent quelques syndicalistes les jours de manif ; pour tous ceux-là, la question de savoir comment soutenir au mieux le mouvement, se pose différemment. Et puis, nous savon s bien que si les raffineries lâchent, ce sera un sale coup pour le moral, que ça risque d’être dur de continuer. Voilà pourquoi il est important de les soutenir.

Localement, quand on habite pas trop loin d’une raffinerie, soutenir les grévistes, c’est aller les voir régulièrement ; organiser des collectes, en commençant par les syndicats, qui ont souvent du fric qu’ils peuvent employer pour ça ; participer aux actions qu’ils organisent ; et surtout, voir avec eux comment organiser la défense des sites face aux flics. Ca, c’est une question qui risque de se poser de manière chaque jour plus cruciale et qu’il faut prendre de manière très sérieuse. Le gouvernement Sarkozy menace de débloquer les dépôts et de condamner à 5 ans de prison ceux qui s’y opposent. C’est dire à quel point la défense des sites est cruciale et nécessite une solidarité active, organisée de manière très concrète.

Quand on habite plus loin, c’est la solidarité financière qui prime. On peut envoyer de l’argent, bien sûr, mais le premier geste, c’est de convaincre les sections syndicales, les associations qui ont de l’argent de côté que c’est le moment de s’en servir. Souvent, ils peuvent envoyer d’un seul coup des sommes bien plus importantes que ce que l’on peut collecter ou envoyer seul dans son coin. C’est rapide, simple, efficace et ça sert utilement le mouvement. On sait que de grands élans de générosité peuvent surgir quand il y a des catastrophes naturelles. Nous faisons face à une catastrophe sociale, le capitalisme, et nous devons organiser la solidarité avec les secteurs qui rendent la lutte plus forte.

Pour soutenir la raffinerie de Donges (Loire Atlantique) « CGT RAFFINERIE DE DONGES – action retraite » CGT 4 rue marceau 44600 Saint-Nazaire

Pour soutenir la raffinerie de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) UL CGT Martigues, maison des syndicats, allée Benoît Frachon, 13500 MARTIGUES.

Pour soutenir la Raffinerie de Flandres

« SUD Chimie Dunkerque », SUD Chimie C/O Solidaires 5962 , 84 rue de Cambrai 59000 Lille

La liste sera complétée au fur et à mesure des infos sur les autres raffineries.

Initiative Communiste Ouvrière

http://communisme-ouvrier.info/


Responses

  1. Martigues est dans les bouches du rhone : 13500 pour le code postal.

  2. Concretement, y a-t-il vraiment des caisses de solidarité dans ces unions locales ? Pourquoi la CGT n’en parle pas ?

    Merci
    Sébastien


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :