Publié par : xxx | octobre 15, 2010

Des milliers de lycéens ont défilé dans le Sud-Ouest

Sud-Ouest, 14 octobre :

A Bordeaux, environ 4000 personnes -salariés et lycéens-, selon la police, 5000, selon la CGT, manifestaient jeudi à la mi-journée dans les rues de Bordeaux pour protester contre la réforme des retraites.

 

Bordeaux le 14 octobre

 

Un cortège d’environ 1 200 manifestants (police) était parti de la gare en milieu de matinée à l’appel de l’intersyndicale de Gironde dans lequel étaient notamment représentés France Telecom, Ford, des agents territoriaux et beaucoup de cheminots.

La jonction avec quelques 2 000 lycéens (police), qui s’étaient eux rassemblés devant la mairie, s’est faite place de la Victoire.

Les deux cortèges ont ensuite pris la direction de la préfecture où des motions devaient être déposées tandis que d’une centaine de retraités (CGT-FSU) se sont joints au défilé qui a reçu le renfort d’un millier de personnes au cours de sa progression.

Les syndicats CGT, CFDT, CFTC, FO, SUD et la CNT étaient représentés avec comme banderole de tête « Tous ensemble pour gagner » puis « Stop à la casse des retraites ».

Un représentant de la CGT scandait au micro « Bordelais dans la rue avec nous, vous êtes tous concernés. La retraite, c’est un acquis extraordinaire, il faut garder la retraite par répartition ».

Au moment de la jonction entre les deux groupes, ce syndicaliste a crié « Salariés, chômeurs, lycéens, tous ensemble ».
Auparavant, dans la manifestation lycéenne assez désordonnée, où étaient brandies des pancartes comme « Vieux malretraités, jeunes maltraités », une jeune fille a été blessée à la tête par un jet de pétard et a été emmenée par les pompiers, tandis que quelques bouteilles d’eau ont été lancées.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, les lycéens sont entrés dans le mouvement. Jeudi matin, les trois lycées oloronais – Supervielle, 4 Septembre et Guynemer – se sont réunis devant Supervielle. 500 jeunes sont ensuite descendus dans le centre-ville de la sous-préfecture.

A Mourenx, des lycéens ont tenté de bloquer la Cité scolaire jeudi matin au moyen de chaînes puis d’un cordon humain mais l’administration du lycée a réussi à faire entrer les élèves désireux d’aller en cours. Les manifestants ont ensuite rejoint le centre de Mourenx avant d’aller rencontrer le député-maire socialiste David Habib.

A Pau, 150 lycéens environ se sont réunis à 10 heures, à l’heure de la récréation, devant l’établissement. Un représentant de terminale STG a pris la parole au moyen d’un mégaphone. Il appelé au calme, découragé les « voleurs, casseurs et autres » et fait voter le blocus de l’établissement pour la journée de demain, avec interdiction de prendre du mobilier scolaire pour bloquer l’entrée.

D’autres assemblées générales vont suivre. Entre midi et deux, les étudiants et le personnel de l’université de Pau-pays de l’Adour avaient prévu de se réunir dans la faculté des lettres tandis que les lycéens de Louis-Barthou à Pau organisaient une assemblée générale à 16 heures.

A Orthez, la mobilisation est venue des lycées professionnels Francis-Jammes et LPA (lycée professionnel agricole). Selon un porte-parole, ils seraient une centaine à débrayer, devant le portail commun des deux établissements, portail dont l’accès a été entravé à l’aide de containers. Après vote, il a été décidé que le mouvement serait reconduit demain.
Au lycée Fébus, le blocus a été voté à 13 h 30. Quelque 200 lycéens étaient massés devant l’entrée de l’établissement. Un nouveau vote doit avoir lieu vers 17 heures pour décider d’une éventuelle poursuite du mouvement vendredi. L’éventualité d’une manifestation a été évoquée, pour le début de semaine prochaine.

A Bayonne, plusieurs centaines de lycéens ont manifesté dans les rues de la ville. Dans l’après-midi, un mot d’ordre circulait d’établissement en établissement pour se joindre au rassemblement prévu par l’intersyndicale devant la mairie de Bayonne, ce soir, à 18 heures. Les leaders de la manifestation étudiante tentent de structurer le mouvement autour de celui des centrales syndicales.

 

Bayonne

 

A Périgueux, environ 200 lycéens manifestaient jeudi matin dans les rues de la ville contre la réforme des retraites.
D’abord réunis au lycée Bertran de Born où une vingtaine d’entre eux a bloqué l’entrée, les lycéens ont ensuite rejoint le lycée Jay de Beaufort puis le palais de justice et la rue Limogeanne.

Sur leur trajet, la circulation a été fortement perturbée. Après des rassemblements au parc Gamençon puis devant le Palais de justice, ils ont rejoint les cheminots et d »autres syndicalistes réunis à la gare. Par précaution les accès aux quais avaient été fermés. Ensemble, ils ont rejoint la place Francheville, pour un pique-nique organisé par la CGT sous les fenêtres du Medef. Un appel était lancé pour se retrouver en début d’après-midi près du Palais de justice.

A Bergerac, une quinzaine d’élèves du lycée Maine-de-Biranont bloqué, entre 7h30 et 8h30 jeudi, l’entrée principale de l’établissement. La scène s’est déroulée sous les yeux des représentants de la FCPE et de la PEEP, sans que ces derniers puissent intervenir auprès des lycéens. Il a été décidé de poursuivre la grève et de manifester dans les rues du centre-ville. Rejoints par des élèves du lycée de l’Alba et de Jean-Capel, les grévistes de Maine-de-Biran ont pris la direction du centre-ville sur les coups de 10 heures et marqué une halte sur la place Gambetta. Les porte-parole de la grève, pour la plupart issus du lycée Maine-de-Biran ont appelé les lycéens de l’Alba et de Jean-Capel à les rejoindre vendredi matin devant l’entrée de leur établissement pour un nouveau blocage.

 

Bergerac

 

Dans les Landes, plus de 1000 lycéens étaient dans la rue jeudi matin à Mont-de-Marsan où les élèves de Despiau, Duruy et Wlérick avaient été rejoints par ceux du lycée Jean-Garnier de Morcenx.

 

 

Mont-de-Marsan

 

A Dax, les lycéens d’Haroun-Tazieff (Saint-Paul-lès-Dax) avaient renforcé les Dacquois de Borda pour constituer un cortège de plus de 900 manifestants (du jamais vu selon la police).

A Aire-sur-l’Adour, 250 élèves de la cité scolaire Gaston-Crampe bloquaient le pont sur l’Adour où la circulation se faisait en alterné. A Parentis, les lycéens grévistes avaient entrepris le blocus du lycée. Une manifestation dans les rues de la ville était programmée à 15 heures.

Le lycée professionnel de Capbreton est totalement bloqué. Aucun cours n’est assuré. Personnels et élèves sont en grève reconductible. A Saint-Vincent-de-Tyrosse, environ 200 élèves grévistes (le tiers des effectifs) ont tenté de bloquer l’établissement ce matin avant d’aller manifester dans les rues de la ville. Les cours sont assurés à peu près normalement néanmoins.

A Agen, dès 8 heures jeudi matin, les lycéens se sont faits passer le mot. Les élèves de Lomet sont allés à la rencontre de leurs collègues de de Baudre et de Palissy et ce, afin de défiler dans les rues. Ils étaient environ 300 ce matin à avoir répondu à l’appel du comité de lutte lycéenne et à défiler dans le centre-ville de la préfecture de Lot-et-Garonne.
Une mobilisation pour protester contre la réforme sur les retraites mais également pour manifester leurs inquiétudes pour l’avenir en terme d’emploi, de « séparation des classes », etc.

A Cognac, un mouvement spontané de manifestation contre la réforme des retraites a été initié jeudi matin par les élèves du lycée Louis-Delage. De nombreux échanges de SMS et autres communications sur Facebook avaient relayé l’appel à la mobilisation jusque tard dans la nuit.

Le maigre cortège formé devant le lycée professionnel avant les premières heures de cours a vite été renforcé par l’arrivée des lycéens de Jean-Monnet. L’alerte incendie de l’établissement déclenchée à 9 h 15 alors que les lycéens de Beaulieu entouraient le lycée a précipité les choses.

Dès 10 heures, entre 300 et 500 lycéens pouvaient ainsi reprendre sur la Place François-Ier l’hymne rodé lors des manifestations anti-CPE : « Sarkozy, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue ! ». « Solidaire » avec les lycéens de Saintes et d’Angoulême et « préoccupé par son avenir », Alexis, élève au lycée Jean-Monnet, était déjà présent dans les rues d’Angoulême ce mardi. « Ce qui est sûr c’est que je préfère repiquer et perdre un an au lycée s’il le faut plutôt que de bosser jusqu’à 70 ans. Peut-être faut-il augmenter les impôts, mais toucher à la retraite ce n’est pas possible », revendiquait-il tout en déplorant la présence évidente de camarades venus simplement pour sécher des heures de cours. Malgré les appels répétés à la sagesse, quelques rétroviseurs ont été endommagés lors de la tournée des établissements scolaires (le lycée privé Beaulieu, le collège Elysée-Mousnier, etc.). « Dommage », disaient certains. « Mais l’essentiel c’est que nous soyons plus nombreux qu’il y a deux ans contre le projet de Xavier Darcos et du CPE », continuer d’avancer Alexis.

Vers 15 heures, Romain Sauvaget volontaire désigné du lycée Jean-Monnet, a refermé la manifestation spontanée en appelant la centaine de personnes encore assise sur le goudron de la place François-Ier à se regrouper de nouveau demain, vendredi, dès 8 heures, devant le lycée Jean-Monnet. Une halte est prévue vers 10 heures sur la place François Ier. Les lycéens voudraient ensuite aller bloquer le rond-point de la Trache

A Angoulême, près de 300 lycéens venus de la plupart des établissements, ont convergé vers le centre-ville ce jeudi matin pour tenir une assemblée générale devant la gare.

 

 

Angoulême

 

Depuis 10h30, les jeunes manifestants barraient le boulevard de-Lattre-de-Tassigny, qui longe la gare.
Au terme de l’AG, les grévistes ont décidé de bloquer un rond-point de la zone industrielle n°3 à l’entrée nord de la ville. Les lycéens ont ensuite cheminé vers ce nouveau point de blocage.

A Saintes, on recensait, en milieu de matinée jeudi, quelque 500 manifestants

Ils étaient issus, principalement, des lycées Bellevue et Palissy. La manifestation des lycéens fut encadrée, toute la matinée, par des jeunes volontaires vêtus de gilets jaunes de sécurité. Mercredi après-midi, des lycéens avaient rencontré l’intersyndicale de Saintes afin de mettre en place un service d’ordre propre aux jeunes et d’ éviter, ainsi, tout risque de débordement.

Quelques élèves de Pons et Saint-Jean-d’Angély ont rallié Saintes par leurs propres moyens. En raison de la grève des cheminots, ils n’ont pas trouvé de train pour rejoindre la manifestation saintaise.

A Auch, quelque 600 lycéens (350 à 400 selon la police) ont perturbé la circulation.

 

 

Auch

 


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