Publié par : xxx | octobre 7, 2010

Quand le gouvernement commence à avoir peur…

Article publié par RMC, 6 octobre :

Touche par touche, les syndicats montent le ton. Face à l’inflexibilité du gouvernement, même la CFDT et la CGT – qui se voulaient « responsables » – sont désormais tentées par une approche plus dure de la mobilisation. Comme la grève reconductible, par exemple. Il faut dire que les grands syndicats sont obligés de suivre un mouvement initié par la base. A la CGT par exemple, après la RATP, c’est au tour de la fédération des cheminots de prendre position aujourd’hui pour une grève reconductible à partir du 12 octobre, jour des prochaines manifs. D’autres secteurs durcissent leur action, tels les infirmiers anesthésistes ou les dockers marseillais. Sans forcément de lien avec la réforme des retraites, ces mouvements constituent les ingrédients d’une sorte de mayonnaise qui pourrait bien prendre.

Le gouvernement ne veut pas que le pays ressemble à Marseille

D’ailleurs, un signe ne trompe pas. François Fillon a lancé un appel discret, hier mardi, aux principaux leaders syndicaux. Il a indiqué, lors de la réunion du groupe UMP à l’Assemblée, qu’il comptait sur « la direction des grandes organisations syndicales » pour éviter une radicalisation de la mobilisation. « Les principaux dirigeants syndicaux sont responsables », a dit le Premier ministre. Comme s’il craignait que la situation lui échappe.

Le gouvernement est inquiet, notamment, de la marmite sociale qui frémit à Marseille. C’est même une véritable bouillabaisse sociale marseillaise. Grève dans le port de Marseille-Fos qui paralyse les terminaux pétroliers, grève dans les cantines scolaires, grève des fonctionnaires des impôts, grève des caissières de Monoprix… c’est toute une ville où la mayonnaise prend. Et le gouvernement ne voudrait pas que le pays ressemble à Marseille.

Le gouvernement reste attentif aux étudiants

Le gouvernement observe également avec appréhension le climat dans les universités. Depuis le départ, c’est sa hantise. Eviter la jonction entre le mouvement salarié et le mouvement étudiant. Pour l’instant, il y a réussi. Et la stratégie, discrète mais efficace, du gouvernement, s’est révélée payante. Depuis l’été, il a multiplié les gestes à l’égard de la jeunesse. Ça a commencé par l’abandon de l’idée d’obliger les parents et les étudiants à choisir entre l’APL et la demi-part fiscale. Ça a continué avec l’annonce d’un dixième mois de bourse étudiante. Ça s’est poursuivi avec l’annonce de l’expérimentation de l’allocation d’autonomie réclamée par l’UNEF. 250 euros pendant un ou deux ans pour les étudiants qui ne trouvent pas d’emploi au bout de six mois. Mais la véritable rentrée universitaire a lieu en ce moment et le gouvernement reste très attentif au climat sur les campus. Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale et sa collègue des Universités, Valérie Pécresse, surveillent désormais leurs lycées et leurs campus comme le lait sur le feu.


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