Publié par : xxx | octobre 5, 2010

Des ports à la pétrochimie

20 Minutes, 5 octobre :

Les représentants CGT de la pétrochimie sont prêts à se mobiliser d’ici au 12 octobre

Le travail a repris hier matin sur le port de Marseille-Fos, après trois jours de grève. Mais la mobilisation qui bloque les terminaux pétroliers de Lavera et Fos-sur-Mer depuis une semaine a été à nouveau reconduite et pourrait même faire tache d’huile. C’est ce qu’a promis hier la CGT de la pétrochimie de l’étang de Berre.

« Ça grattouille »

Jean-Marie Michelucci, de la CGT des industries chimiques de Paca, a annoncé, après « consultation des salariés », des « actions collectives de pression et de communication » d’ici à mardi prochain, date de la nouvelle journée d’action contre la réforme des retraites. Ces initiatives « médiatiques et populaires » devraient porter autant sur la défense de l’outil industriel de raffinage que sur les retraites. Selon le représentant CGT de la raffinerie Total de La Mède, l’usine pourrait s’arrêter « d’ici à cinq jours » si le mouvement se poursuit. Les syndicats de la pétrochimie veulent faire entendre leur propre agenda. « On n’est pas là pour soutenir le port, mais pour s’en servir comme d’un tremplin », explique un délégué CGT de la raffinerie de LyonDellBasel.

Du côté du port, la situation pourrait encore s’envenimer. « Ca va se durcir, parce qu’on n’a pas affaire à un plan de relance du port mais à un plan de restructuration et de réduction de l’activité, estime Pascal Galeoté, leader de la CGT des agents du port de Marseille. Et parce que les discussions avec la direction ne nous invitent pas à l’optimisme ».
De son côté, Jean-Claude Terrier, le patron du grand port maritime (GPM) de Marseille-Fos, a assuré hier avoir offert « toutes les garanties pour que le travail reprenne », assurant ainsi que le port « restera majoritaire » dans la filiale devant gérer les terminaux pétroliers, un des points à l’origine de la grève. « Maintenant, si le conflit dépasse la question du port, ce n’est plus de mon ressort », a-t-il conclu. La direction du GPM excluait toutefois hier de recourir à la force publique pour débloquer les terminaux.

BLOCAGE

Plus d’une quarantaine de navires faisaient hier encore des ronds dans l’eau suite à la grève du port : 4 chimiquiers, 8 gaziers, 27 pétroliers et deux péniches. D’après l’Union française des industries pétrolières, si le mouvement se poursuivait, les problèmes de distribution pourraient commencer d’ici deux à trois semaines, la mobilisation touchant les quatre raffineries de l’étang de Berre, ainsi que trois autres alimentées via Fos : Feyzin (Rhône), Reichstett (Bas-Rhin) et Cressier (Suisse).


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