Publié par : xxx | octobre 3, 2010

Entre 6.500 et 10.000 manifestants à Dijon

Bien Public, 3 octobre 2010 :

L’opposition au projet de réforme des retraites ne faiblit pas dans la rue. En témoignent ces échos du défilé dijonnais d’hier.

Diversité.Le cortège comprenait plus de salariés du privé ou de jeunes, qu’à l’habitude. Détermination. Parmi les manifestants rencontrés, la motivation reste forte et argumentée.

On peut avoir été salariée, patronne, communiste, syndicaliste dans une seule vie. C’est le cas de Georgette Michel, croisée place de la Libération, alors que la manifestation d’hier tirait à sa fin.

Cette habitante de Chenôve a été tout cela à la fois et pour elle, sur la réforme des retraites, un seul mot d’ordre prévaut : « Il faut aller jusqu’au bout sinon, ils vont tout nous mettre en l’air. C’est pas tant pour moi, j’ai 75 ans. Mais pour un jeune de 25 ans, qui fait des études, qui ne trouve pas de boulot et qui, en rentrant chez lui, voit son père au chômage à 56 ans, quel espoir voulez-vous qu’il ait ! ».

« Le temps de faire bouger les choses »

Alors que la sono de la CFDT crachait un « Je t’aime, moi non plus » plutôt inédit dans le registre musical habituel des manifestations, les 6 500 (selon la police) ou 10 000 (selon le comptage conjoint CGT-CFDT) manifestants entamaient leur défilé. Dans le cortège, beaucoup de jeunes et même d’enfants. Benjamin s’est mobilisé pour la première fois sur ce thème. Le jeune homme, salarié, ne pouvait pas se permettre de faire grève un jour de semaine: « Pour moi, cette manifestation un samedi était une réelle attente. J’imagine déjà que je n’aurai pas de retraite, mais il y a comme une envie de faire bouger les choses. En étant jeune, notre seul force, c’est le temps. On a le temps de faire bouger les choses… »

Les choses, on a grande envie aussi de les faire bouger chez Synkem. Les salariés de cette entreprise de Chenôve, qui a été vendue par Fournier à Solvay, puis de Solvay à un groupe d’investisseurs allemands, sont en grève depuis une semaine et pour l’heure, il n’est pas question que le travail reprenne, comme le confirme Dominique : « On est plus que des matricules, il n’y a pas de considérations humaines dans notre cas. Je ne suis pas encore syndiqué, mais ça ne va pas tarder… »

Alors que le cortège quitte la place Darcy et s’engage sur le boulevard de Brosses, le BOERKH écrit en grosses lettres sur la pancarte d’Alain attire l’œil. « Ben, c’est simple », explique-t-il, lui qui le matin même manifestait déjà à Dole, « vous changez deux lettres, et vous avez WOERTH, comme le ministre du Travail, vous saisissez le message ?… »

En Côte-d’or : En parallèle à la manifestation dijonnaise, 1 200 personnes ont défilé à Montbard hier matin et ils étaient 450 à Beaune.


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