Publié par : xxx | octobre 1, 2010

Manifestations du 2 octobre à Pau et à Bayonne

La République des Pyrénées, 1 octobre :

C’est place Clemenceau que l’intersyndicale organise, demain matin, un nouveau rassemblement contre la réforme des retraites. Une «mise en bouche» avant le 12 octobre.

Et 1, et 2… Après déjà deux journées en septembre, un troisième temps fort est proposé par l’intersyndicale (1) dès demain matin, 10 h 30, place Clemenceau à Pau, pour protester contre la réforme des retraites qui va être examinée au Sénat.

« On repart pour un tour, toujours avec l’objectif de faire plier le gouvernement », résumait assez bien Daniel Nin (CFDT), hier matin, en conférence de presse. Ce rendez-vous est exceptionnellement fixé en fin de semaine, « hors du temps de travail », afin d’amener sur le terrain de la contestation « un autre public, peut-être plus familial, plus jeune aussi ».

Pour mémoire, la précédente manifestation du 23 septembre avait déplacé un peu moins de 15 000 personnes, un chiffre atteint deux semaines auparavant. « On espère élargir le mouvement aux étudiants, aux chômeurs », souhaite de son côté Bernard Mouchet (FO) qui, à l’image des autres centrales syndicales, garde à l’esprit la journée de grève (avec défilé) plus « classique » déjà programmée le 12 octobre. Pour « la mise en bouche » de demain, il n’est en revanche pas prévu qu’un cortège quitte la place Clemenceau. Sauf si une forte mobilisation en décidait autrement…

Un mouvement reconductible ?

A cet égard, les syndicats osent formuler ce qui ressemble à un voeu pieux : « Que le centre-ville de Pau soit noir de monde ». Mais ils n’ignorent pas non plus un réel risque d’essoufflement causé par la répétition des journées de revendications face à un gouvernement resté inflexible jusqu’à aujourd’hui.

Même si toutes les centrales syndicales ne partagent pas le même avis, la menace d’une grève reconductible est désormais évoquée. Notamment dans les transports où Sud (mouvement Solidaires) fait figure de fer de lance.

Localement, cette nouvelle forme de mouvement social pourrait s’installer à partir de la journée de manifestation du mardi 12. Jusque-là, l’intersyndicale continue à soutenir « les salariés, du privé comme du public, qui contribueront à amplifier la mobilisation en organisant des assemblées générales sur leurs lieux de travail ».

En Espagne aussi

Une représentation départementale de cinq syndicats (CGT, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU), emmenée par Jean-Jacques Le Masson, était avant-hier à San Sebastian, en Espagne, pour soutenir la première grève générale de l’ère Zapatero.

Les salariés de ce pays voisin, « où un actif sur cinq est au chômage », rappelle le syndicaliste béarnais, protestent contre une réforme du marché du travail.

(1) Présente cette fois sur les tracts communs d’appels au rassemblement, la CFE-CGC est aux côtés des organisations CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa qui organisent aussi un rassemblement à Bayonne (pl. de la mairie, 10 h 30).


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