Publié par : xxx | septembre 29, 2010

La CGT courtise Capécure

La Semaine du Boulonnais, 29 septembre :

Capécure. Un nom propre revenu sur les lèvres de nombre de délégués syndicaux, jeudi, lors de l’assemblée générale de la CGT, qui s’est tenue quelques heures après la manifestation.

Comment conquérir le bastion des mareyeurs et convaincre les différents salariés de rejoindre le mouvement de contestation du projet de réforme des retraites ? Quelques jours plutôt, les syndicalistes avaient pourtant tenté d’entrer en contact avec les salariés de la zone, en distribuant près de 3000 tracts. Et quelques heures auparavant, c’est en défilant entre les différentes entreprises de Capécure que les syndicalistes avaient appelé les salariés de la zone à les rejoindre… sans grand succès toutefois. « Aucun débrayage n’a été constaté dans la zone », a regretté Pascale Vis, secrétaire générale de l’union locale. Un manque d’engagement qui peut s’expliquer, selon les différents délégués, par le jeune âge de nombre de travailleurs de la zone, exerçant parfois sous contrat précaire. « On a beau dire, il y a un problème de perception des réformes entre les différentes générations, est intervenu l’un des délégués. Dans leur tête, la loi est passée ». « Pourtant, dans certaines entreprises, tout ne va pas bien, enchaîne Christophe Hagneré, délégué syndical chez Icelandic. Prenez Capitaine Houat par exemple, nombre de dossiers sont aux prud’hommes ». Comment réapprendre aux jeunes à marcher aux côtés des syndicalistes ?

Une interrogation récurrente durant la séance, sur laquelle se sont penchés plusieurs délégués. Distribution de tracts, rencontre, infiltration ou réinfiltration… Différents stratagèmes ont été évoqués par les délégués pour convaincre Capécure de se soulever et de s’unir au mouvement.

Quant au combat actuel de la CGT contre la loi des retraites, il pourrait prendre des proportions autrement plus handicapantes pour l’économie boulonnaise.

Montrer les crocs
Capécure, une fois de plus, pourrait être visé. « Le mouvement doit monter en puissance, a certifié Pascale Vis. Il a déjà pris de l’ampleur avec les différents points de blocage visant à bloquer la zone portuaire, ce matin, avant la manifestation. Forcément, les défilés, comme ce matin, ne bouleversent pas l’activité quotidienne… En revanche, le blocage de Capécure dérangerait davantage. C’est un mode d’action à ne pas négliger ».

Parmi les propositions avancées pour contrer la mise en place de la réforme, le blocage de la zone portuaire, donc, mais pas seulement. Des barrages filtrants aux abords des grandes surfaces du Boulonnais pourraient être mis en place. Autre idée, celle des grèves reconductibles. Mais, de ce côté, tous les délégués ne sont pas unanimes. « Pas question d’en envoyer certains d’entre nous au casse-pipe », a-t-on tonné du côté des cheminots. Pascale Vis a reconnu qu’une grève reconductible se devait d’être payante, tant les enjeux pour les salariés étaient importants. D’ici à sa mise en place, les délégués ont décidé d’organiser des réunions de personnel, afin de prendre la température des troupes avant de se jeter à l’eau. L’idée de se rendre à Paris en masse a également été émise. Car outre le projet de réforme des retraites, la remise en question du système de santé français inquiète grandement les syndicalistes. « Si nous capitulons sur le dossier des retraites, l’ensemble des acquis sociaux pourrait être par la suite menacé, a asséné Pascale Vis. Si cette réforme passe, la porte est ouverte à bien d’autres dangers ».


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