Publié par : lucien | septembre 25, 2010

Tract cheminots-enseignants

Nous avons été des millions de travailleurs à manifester les 24 juin, 7 et 23 septembre. Malgré cela, le gouvernement ne recule pas. Manifester tous les 15 jours dans la rue ne suffit pas, même à des millions.

On veut nous faire croire qu’on ne peut rien y changer. Pourtant, toutes les avancées sociales en terme de santé, d’éducation, de retraites et de salaires sont le résultat des grandes luttes : les travailleurs, quand ils ont su se faire craindre en 36, 68, ou 95, ont pu faire reculer les gouvernements et imposer leurs revendications.

Actuellement, 600 000 retraités gagnent moins de 708 euros par mois. Avec leurs attaques nous serons de plus en plus nombreux dans la misère. De cela, on n’en veut pas !

Revenir sur toutes les attaques depuis Balladur, c’est possible !

Financer nos retraites, c’est possible :

- réduire le chômage en imposant l’arrêt des licenciements et des suppressions de postes, dans le public comme dans le privé. Des emplois en plus, ce sont des cotisations supplémentaires, augmenter les salaires aussi.

- arrêter les exonérations de charges.

De l’argent pour les retraites, il y en a ! Sur les 6 premiers mois de l’année 2010, les profits du CAC 40 ont augmenté de 80%, soit 41,6 milliards d’euros…

Les 10% les plus riches captent 25% des salaires. 5 800 personnes ont un revenu compris entre 688 000 et 13 millions d’euros et bénéficient du bouclier fiscal. Pendant ce temps, le gouvernement nous fait les poches en augmentant le taux de cotisation.

Pour réussir à imposer de telles revendications, il faut construire un mouvement capable de les faire reculer. C’est possible en nous organisant et en ne comptant que sur nos propres forces !

Pour cela, il faut se réunir pour débattre et décider nous-mêmes des échéances et des moyens à mettre en œuvre.

Rendez-vous mardi 28 septembre gare de l’est au bout de la voie 2 à 18h.

Tract au format pdf

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Responses

  1. Rectifications et mise au point quant à l’AG du 24 Septembre
    Et au tract cheminot-enseignant

    Nous sommes venus à quelques cheminots de la Gare de l’Est à l’interpro du 24/09. Nous n’avions pas de mandat pour représenter nos collègues. C’est en notre nom propre que nous sommes venus et intervenus à cette AG.
    Avant toute chose, il a été expliqué en AG IDF que le RDV du tract n’appelait pas à une AG puisque nous n’étions plus en grève sur la Gare de l’Est. C’est plus une invitation à une réunion à ceux qui souhaitent conserver des liens de discussion et afin de faire un bilan et discuter des perspectives.
    C’est dans cet état d’esprit que nous avons fait circuler ce tract lors de l’AG IDF.

    Sur les cheminots de la Gare de l’Est présents, certains avaient participé à l’écriture du tract, diffusé depuis sur différents sites. Nous avons apporté des précisions qui n’ont pas été reprise dans le CR de l’AG IDF. D’où cette mise au point.

    Lors de l’AG IDF, une de nos intervention a fait remarquer qu’à l’image de bien d’autres endroits, malgré des taux de grévistes plutôt bon (45% à la production sur la région de gare de l’est et 74% chez les conducteurs à titre d’exemple), nous n’étions pas nombreux en AG.
    Le 23, nous étions entres 60 à 70. Le lendemain, nous avons tournées dans différents services pour inviter à l’AG. Malgré cela, nous avons été moins nombreux à nous réunir : 45 cheminots. Une délégation d’enseignants (une dizaine d’instits du 18ème et de Gennevilliers) est venue discuter à notre AG. La discussion a notamment porté sur les raisons d’un si faible nombre de grévistes, sur la nature du mouvement nécessaire à faire reculer les classes dirigeantes et imposer nos revendications.
    Ces débats ont été rapportés le soir même à l’AG IDF. Nous sommes intervenus pour dire que le tract était le fait de quelques uns d’entres nous qui avaient tenus à se réunir ensemble dans la suite l’AG de la Gare de l’Est.
    Ce tract est un compromis parmi ceux, qui au sein de l’AG, se sont réunis parce qu’ils voulaient discuter ensemble. Nous voulions continuer au delà de la grève (sur la gare l’AG votait la reprise) à maintenir des liens et à discuter avec le plus grand nombre de travailleurs de la situation, des revendications à mettre en avant et des moyens pour avancer vers la construction d’un mouvement capable de faire reculer le gouvernement et les classes dirigeantes indépendamment des échéances de l’intersyndicale. Nous avons discuté trois heures avant de nous mettre d’accord.
    Aussi avons nous rapporté à l’AG du 24 la discussion qui a permis l’élaboration de ce tract. Nous n’avons pas caché à l’AG les désaccords qui ont eu lieu tout au long de sa rédaction et nous les avons exposés.

    Nous avons constaté que, partout, malgré des bons chiffres de grévistes, les AG réunissaient peu de personnes. Mais pourquoi en serait il autrement, quand de toute part (syndicats et partis) nous explique depuis des mois qu’il suffit d’être nombreux dans la rue à manifester.
    Pourtant, depuis janvier 2009, nous avons été appelés à de nombreuses journées et été des millions à battre le pavé. Force est de constater que cela n’a empêché ni les fermetures d’usines dans le privé, ni les suppressions de postes dans les services publics. Et on nous demande encore aujourd’hui de recommencer ce qui a échoué.
    Si nous ne voulons pas subir de nouvelles défaites, les travailleurs doivent cesser de faire confiance dans les syndicats et commencer à ne compter que sur leur propre force. Et cela commence par se réunir pour débattre de la situation.
    Aussi, comment convaincre les travailleurs de venir en AG se réunir (au-delà de ceux qui sont résignés) quand l’immense majorité des organisations politiques et même d’extrême gauche défendent auprès des travailleurs que c’est aux syndicats d’organiser la grève générale.
    C’est donner des illusions quant à la politique que peuvent mener les syndicats et de ce qui peut ressortir de ces journées Mais ce n’est pas la seule tactique utilisée.
    Depuis le début de la crise, d’ailleurs les syndicats dans leur ensemble, ont alternés des journées d’action sans lendemain avec des grèves sectorielles comme à Total, la SNCF, les Hôpitaux sur des mots d’ordres catégoriels éparpillant les réactions et démobilisant les travailleurs face aux attaques du patronat et du gouvernement.
    Ces expériences récentes montrent donc clairement qu’ils ne veulent pas d’une grève générale. C’est une politique consciente de leur part. Ne pas le dire et le défendre devant les travailleurs comme les organisations d’extrême gauche, c’est nous mettre à la remorque des bureaucraties syndicales.
    En fait ce qu’il manquait dans le tract, c’est une dénonciation claire de la politique des syndicats. Et c’est dans ce sens qu’il y a eu une intervention à l’AG IDF. Mais cet aspect n’apparait dans le compte rendu.
    Certains d’entre nous, bien qu’ils aient été syndiqués et le sont toujours (UNEF, CGT spectacle, CGT Poste, Sud-Rail), défendent auprès des travailleurs qu’ils n’ont aucune confiance dans les syndicats pour mener les luttes et organiser les travailleurs.
    Voilà pourquoi, tous ceux et celles qui veulent vraiment défendre les intérêts des travailleurs ne doivent pas craindre de défendre autour d’eux que si nous ne voulons pas subir de nouveaux reculs, les travailleurs ne doivent pas faire confiances à ces faux amis et s’attellent eux mêmes à construire le mouvement qui fait défaut. Et ça commence par se réunir entre nous dès que l’occasion se présente pour débattre et s’organiser. C’est à nous travailleurs quelques soit le secteur (hôpitaux, éducation nationale, la poste, agent de la propreté, Sncf, automobile, …), précaires, chômeurs de décider des revendications, des échéances et des moyens pour imposer nos revendications.
    Et c’est dans ce sens qu’a été défendue la nécessité de contrôler nos luttes et de les coordonner à tous les niveaux au travers des comités de grève, comités de lutte, de quartier. Sur ce point, aussi rien n’apparaît dans le compte-rendu de l’AG IDF.

    Mais la politique des syndicats n’est pas le seul écueil. Car l’autre obstacle que les travailleurs devront surmonter ce sont les tromperies de la gauche. Cette dernière fait semblant aujourd’hui d’être pour le maintien de la retraite à 60 ans. Mais elle a déjà voté les 42 ans. Quand elle a été au pouvoir, elle a pratiqué les suppressions de postes. Elle ne s’est jamais opposée aux licenciements dans le privé comme à Renault Vilvorde en 1997.
    Une chose qui n’a pas été défendu mais que nous tenons à faire ici est la raison pour laquelle la gauche verse dans l’anti sarkosysme. C’est pour mieux masquer la responsabilité de la bourgeoisie. Car derrière sarko, les vrais maîtres ce sont Parisot et le grand capital. En gros, la gauche est en train de prendre la tête d’un nouveau front populaire en voie de construction pour désarmer politiquement les travailleurs et les empêcher dans le cadre d’une radicalisation (ce qui est plus que probable avec la grave crise que nous connaissons) de remettre en cause le pouvoir de la bourgeoisie.

    Cette mise au point est envoyée à l’ensemble de ceux qui ont collaboré à l’écriture du tract. Ainsi pourront-ils rectifier à leur tour mes propos si j’ai mal retranscrit les discussions ou les oublis éventuels.

    Des cheminots de la Gare de l’Est.


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