Publié par : xxx | septembre 24, 2010

Mobilisation en Alsace

Extraits des Dernières Nouvelles d’Alsace :

  • Secteur d’Obernai :

Education : L’appel à descendre hier dans la rue a été plus ou moins entendu dans le piémont des Vosges. Certains établissements scolaires n’ont pas hésité à se mobiliser une deuxième fois en un mois. C’est le cas des écoles maternelle et élémentaire d’Innenheim où tous les enseignants -six- se sont déclarés grévistes. Un service minimum accueillant une dizaine d’enfants a été mis en place. Même situation à l’école maternelle d’Andlau. Mais par manque de personnel municipal, la Ville n’a pas pu assurer de service minimum.

Salariés de Supra devant les grilles, avant le départ pour Strasbourg

Dans le secteur privé : « On finance toujours la réforme en prenant aux petits plutôt qu’aux banques et aux entreprises du CAC 40. Alors qu’elles n’ont pas connu la crise. » C’est le sentiment d’injustice qui a poussé hier une trentaine d’ouvriers CGT de Supra à aller manifester à Strasbourg. Comme le 7 septembre. Mais cette fois, ils ont rejoint Molsheim où un bus affrété par l’union locale les attendait pour les emmener vers la capitale alsacienne. « C’est une première, ça prouve que c’est porteur, disaient les grévistes avant le départ. Il y a aussi un bus de Kronenbourg et un de Bugatti. Et la grève a bien marché chez Stoeffler. Ils sont une dizaine alors que ça ne bouge pas d’habitude. » Un employé de Sobovia, où la culture de la grève n’est pas non plus présente, s’était joint aux troupes de Supra.

  • Wissembourg :

Dans l’Outre-Forêt, la journée de grève contre la réforme des retraites a connu hier, sans être spectaculaire, une mobilisation un peu plus élevée que celle du 7 septembre. La ligne SNCF Strasbourg-Haguenau-Wissembourg était perturbée (des cars de substitution avaient été mis en place), comme les guichets postaux ou le centre des impôts de Wissembourg qui, lui, est resté fermé. La trésorerie de Wissembourg, qui comptait aussi des grévistes, était en revanche ouverte au public.

  • Strasbourg :

Moins de 14 000 manifestants hier en Alsace, de source policière, près de 38 000 selon les syndicats. On a du mal à croire à une telle différence d’appréciation. A Strasbourg, la bataille pour le décompte a fait rage. Plus de 22 000 manifestants selon les organisateurs, entre 7 500 et 8 000 selon la police. Cette dernière concède une participation légèrement supérieure au 7 septembre, mais n’a communiqué ses chiffres qu’une heure et demie après le départ du cortège.

Manifestation à Strasbourg

France 3 :

  • Colmar :

Dès ce matin à Colmar les manifestants se sont retrouvés en grand nombre avant de défiler à partir de 11 heures

Si toutes les professions sont appelées à la mobilisation, le milieu enseignant a encore donné de la voix en cette journée d’action qui se voulait une nouvelle étape dans la lute contre le projet porté par le gouvernement et la mise sous pression des élus chargés d’étudier et de voter la réforme des retraite. La profession reste mobilisée sur les questions des retraites, de l’emploi et du pouvoir d’achat. Dans le prolongement des journées de grève du 7 septembre et des rassemblements du 15, c’est un nouveau mouvement très significatif qui se constate dans les écoles primaires. Les enseignants restent très inquiets pour leur avenir et celui de l’éducation. Le projet de réforme des retraites considéré comme injuste par les enseignants, tout comme la politique éducative du gouvernement qui prévoit encore 16 000 suppressions de postes en 2001 dans l’Education Nationale sont au coeur du mécontentement et de la colère.

Les manifestations rassemblent des salariés des services publics, au-delà de l’Education Nationale (SNCF, Impôts, Hôpitaux, Pompiers, etc…), mais aussi de très nombreuses délégations de salariés du secteur privé.

Colmar

L’Alsace :

  • Mulhouse :

La mobilisation a été sensiblement la même aujourd’hui à Mulhouse, par rapport à celle du 7 septembre dernier. 4000 personnes (10 000 selon la CGT, 15 000 selon la CFDT) ont pris le départ de la manifestation contre la réforme des retraites à 17h.

Le cortège a mis plus de 40 minutes pour s’étirer totalement au départ de la place de la Bourse vers la porte du Miroir. Un cortège très fourni, donc, avec davantage de pancartes et de banderoles que la dernière fois. Florilège des inscriptions et slogans glanés au fil de la manifestation : « On vit plus vieux c’est une chance, c’est pas pour engraisser la finance », « On l’aura le petit Nicolas ».


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