Publié par : xxx | septembre 24, 2010

Carcassonne : « On ne lâchera pas »

La Dépêche, 24 septembre :

7500 personnes (4400 selon la police) sont redescendues dans les rues de Carcassonne hier pour manifester leur hostilité au projet de réforme des retraites.

7 500 personnes ont manifesté hier matin à Carcassonne contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Les policiers en ont dénombré 4 400. Ces chiffres sont comparables à la mobilisation du 7 septembre, signe que le projet gouvernemental fait pratiquement l’unanimité. Contre lui.Dans le cortège, Alain Rousseau, le secrétaire départemental de la CGT, se dit satisfait de cette « nouvelle démonstration de force ». Cheminots (85 % de grévistes), agents du Trésor public et des impôts, de l’Éducation nationale, du conseil général, de l’Équipement, communaux et territoriaux, pompiers, postiers, l’hôpital, la Sécu, la police, et beaucoup de privés comme Véolia (60 % de grévistes), Pilpa, Terreal…

« Tout le monde est conscient qu’il faut une réforme. Mais une réforme juste, martèle Marc Adivèze, le secrétaire départemental de FO ». Une chose est sûre, insiste Alain Rousseau : « On ne lâchera pas. » Sur les banderoles, on peut lire « Métro, boulot, caveau », «Travailler plus pour gagner moins », ou encore « Bettencourt, une enveloppe pour financer les retraites ». Car comment accepter la dérive ploutocratique de notre société ? « Où sont passés les 42 milliards d’euros de profits du CAC 40 pour le premier semestre 2010, le chèque de 679M€ aux plus riches ? », demandent ainsi les syndicats.

À 62 ans, Carlos est parti à la retraite il y a trois ans. Cassé par une vie professionnelle dans le bâtiment : « Le dos pété, les genoux fatigués… Je ne vois vraiment pas comment on peut partir à 65 ans ! » Au-delà de l’absence de prise en compte de la pénibilité, Carlos est sûr que «l’argent existe. On est capable de trouver des milliards pour les banques ou de faire un chèque de 200M€ à Tapie… »

Vers une radicalisation ?

Reste qu’aujourd’hui se pose la question de la suite à donner au mouvement. Les syndicats estiment qu’il n’est pas trop tard pour faire rendre gorge au gouvernement, mais des divergences existent sur la méthode. Alors que les unions départementales CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires et Unsa devraient entériner lundi l’idée d’une nouvelle manifestation, le samedi 2 octobre, une voix plus radicale se fait désormais entendre. Favorables à la grève générale, les militants de Solidaires, du NPA, de la Confédération paysanne, etc. ont bloqué la circulation boulevard Omer-Sarraut à l’issue de la manifestation entre midi et 13 heures. Et ce n’est qu’un début.

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